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Il y trois ans la Russie déclenchait l’agression armée contre l’Ukraine
20 février 2017 14:58

Déclaration du Ministère des Affaires étrangères d’Ukraine Le 20 février 2017  

Le 20 février 2014 la Fédération de Russie a déclenché l’agression armée contre l’État souverain  d’Ukraine.

Trois ans se sont écoulés depuis l’attaque perfide d’un État voisin qui s’était engagé par ailleurs à respecter la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine et, dans le cadre du Mémorandum de Budapest de 1994, s’est porté garant de sa sécurité et de son intégrité territoriale.

En dépit de la Révolution de la Dignité qui a clairement entériné l’aspiration du peuple ukrainien à édifier une Ukraine européenne, démocratique et prospère, le Kremlin a entrepris une tentative de priver les Ukrainiens du droit de décider librement de leur avenir. La Fédération de Russie a lancé une opération militaire planifiée qui a conduit à l’occupation temporaire de la République Autonome de Crimée et de Sébastopol, ainsi qu’à l’effusion de sang dans le Donbass.

Ces agissements de la Russie représentent un défi à l’ordre mondial basé sur les valeurs et une tentative de faire renaître des concepts géopolitiques obsolètes qui s’inspirent du droit du plus fort et du partage en zones d’influence.

Les statistiques terrifiantes décrivent cette guerre sans vergogne que le Kremlin conduit contre le peuple ukrainien : 9 800 morts, 23 000 blessés, presque 1,8 million de personnes forcées de quitter leur domicile. L’État agresseur a accapare 7,2% du territoire national où des millions de citoyens ukrainiens vivent l’occupation et la terreur. La Russie expédie sans arrêt vers l’Ukraine de nouveaux mercenaires, armes et munitions à travers le tronçon de la frontière long de 409,7 km qui reste hors contrôle ukrainien.

La Crimée occupée, fermée à toute forme de contrôle et de surveillance internationaux, vit des violations systémiques des droits fondamentaux qui frappent en premier lieu les militants associatifs ukrainiens et les Tatars de Crimée, peuple autochtone. Des citoyens de l’Ukraine font objet d’arrestations et emprisonnements arbitraires, de disparitions forcées, d’intimidations qui visent aussi leurs familles et amis. L’organe représentatif des Tatars de Crimée – le Mejlis – a été interdit.

La Russie continue d’attiser le conflit dans le Donbass, expédie vers le territoire hors contrôle ukrainien ses unités régulières et mercenaires, dote les combattants terroristes d’armes et d’armements les plus récentes.

Le refus russe de mettre en œuvre les Accords de Minsk sape les efforts de l’Ukraine et de la communauté internationale visant à la désescalade et à la stabilisation dans cette région. La propagande de Moscou se livre aux mensonges, aux falsifications, aux déformations des notions. Les vies humaines ne représentent aucune valeur pour l’agresseur. À part l’Ukraine  les structures russes se sont fait remarquer au moment de s’ingérer dans les affaires des autres États. La politique agressive de la Russie constitue une menace à l’ensemble de l’ordre mondial et à ses fondations.

L’Ukraine est reconnaissante à tous ses partenaires pour le soutien et l’unité. En adoptant les résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies « Intégrité territoriale de l’Ukraine » et « Situation des droits de l’homme dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine) », la communauté internationale a opposé un refus net et clair à la violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des États, a condamné l’occupant et a réitéré l’attachement au respect des droits de l'homme. Faisant front uni contre l’arbitraire de l’État agresseur et son déni du droit international, les plus grands États du monde ont et ont introduit des sanctions personnelles et sectorielles.

La communauté internationale adopte une position digne et décidée en reconduisant sa solidarité avec l’Ukraine dans son combat contre l’agression russe et en accentuant les pressions politico-diplomatiques et économiques contre l’État agresseur. La Russie doit s’acquitter pleinement de ses engagements sur le règlement pacifique dans le Donbass qu’elle a contractés dans le cadre des Accords de Minsk. Elle doit arrêter sans délai de violer les droits de l'homme et les libertés fondamentales  sur les territoires qu’elle occupe, libérer les otages et les détenus politiques ukrainiens, mettre fin à l’occupation de la Crimée. Seul le retour de la Fédération de Russie au respect du droit international permettra de parvenir à la paix et à la stabilité sur le continent européen, ainsi que d’écarter le danger du chaos et de la domination de la force dans les relations interétatiques.

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