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Le 70-e anniversaire de la Victoire sur le nazisme en Europe
30 avril 2015 14:47

Cette année nous commémorons le 70-e anniversaire de la Victoire sur le nazisme, tandis que la paix à l’Est de l’Europe est de nouveau gravement menacée

Le 8 mai l’Ukraine marquera la Journée de mémoire et de réconciliation et le 9 mai – la Victoire sur le nazisme. Nous rendons hommage à l’exploit du peuple ukrainien et à sa contribution au combat des peuples européens contre la nazisme. Nous commémorons tous les victimes cette guerre et tous ceux qui ont combattu pour leur liberté, contre la barbarie nazie.

Au moment de la Seconde guerre mondiale l’Ukraine constituait une entité fédérée de l’Union Soviétique. Dès le 22 juin 1941 qui fut le premier jour de la Grande guerre patriotique de 1941-1945 entre l’URSS et l’Allemagne hitlérienne, l’Ukraine devenait l’arène des combats acharnés. C’est sur son sol que s’est opéré en 1943-1944 le tournant décisif dans le dénouement du conflit.

La contribution de l’Ukraine à la victoire de 1945 a été capitale.

Les Ukrainiens composaient le deuxième contingent après les Russes dans l’Armée rouge. Entre 1941 et 1945 environ 7 millions d’Ukrainiens ont combattu dans ses rangs représentant 23% de ses effectifs, dont près de 3 millions ont péri sur le champ d’honneur.

L’Ukraine a connu une longue nuit d’occupation, elle a subi des pertes humaines et des destructions sans précédent. Tout comme le reste du territoire occupé, l’Ukraine fut mise à feu et à sang. Des millions d’Ukrainiens furent pris dans la machine infernale de l’extermination par les nazis.

Après la guerre, le bilan pour l’Ukraine est très lourd. Les pertes démographiques constituent 40-45% des pertes totales de l’URSS, ce qui fait qu’entre le 1-er janvier 1941 et le 1-er janvier 1945 la population de l’Ukraine est passé de 41 à 27,8 millions d’habitants (-33,2%).

Les pertes de la population civile sont estimées à plus de 5 millions dont 1,5 millions de Juifs. Environ 2,3 millions d’Ukrainiennes ont été déportés vers l’Allemagne pour les travaux forcées. La population restée en Ukraine est obligée de travailler sous la menace de la mort pour fournir l’Allemagne en produits agricoles ou travailler dans des entreprises.

*

Restant fidèles à la mémoire des combattants pour la Victoire et rendant hommage à leurs héroïsme et abnégation, l’Ukraine se voit obligée de se démarquer des interprétations de cette guerre faites en Russie.

En effet, nous déclinons la volonté de la Russie d’imposer à la société ukrainienne sa vision de la Victoire. Nous rejetons l’instrumentalisation de la Victoire qui sert les buts qui ne sont pas les nôtres. La Russie détourne cet événement pour créer un véritable « culte de la guerre », un mythe qui déforme la réalité des faits. Elle fait de la narrative sur la Victoire le fer de lance du post-soviétisme, un outil de sa propagande qui vise à contrecarrer notre développement indépendant et notre liberté de choix.

Cette instrumentalisation de la Victoire poursuit plusieurs buts. Elle cherche à imposer une image positive de Staline et de son régime, et par là même faire accepter le modèle autoritaire que la Russie impose à ses voisins. Il tend à perpétuer l’emprise idéologique de la Russie sur les anciennes républiques soviétiques. Le battage autour de la Victoire vise aussi à détourner l’attention des Russes de l’isolement international, ainsi que de la dégradation de la situation économique causés par la politique désastreuse du Kremlin en Crimée et à l’Est de l’Ukraine.

Ce détournement de l’histoire a pour but de monopoliser la Victoire à son profit, à escamoter la contribution de l’Ukraine à cette dernière, minore l’effort et les sacrifices des Ukrainiens, l’ampleur de leur résistance armée à l’ennemi, et va même jusqu’à prétendre que « la Russie n’avait pas besoin de l’Ukraine » pour vaincre les nazis.

Enfin, la Russie se sert de la Victoire pour diviser notre société en exagérant la collaboration ukrainienne (tandis que le nombre de Russes sous les drapeaux allemands fut 3 fois plus important) et en stigmatisant à outrance la résistance non soviétique au fascisme.

*

Le souvenir douloureux de l’hémorragie de la Grande guerre n’étant jamais pas estompé, voilà que de nouveau une partie du territoire ukrainien subit l’occupation d’une puissance étrangère. De nouveau les Ukrainiens, armes aux mains, défendent la liberté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de leur Patrie.

Le paradoxe consiste dans le fait que cette fois c’est la Russie, avec laquelle les Ukrainiens combattaient côte-à-côte contre le fascisme, qui est venue agresser notre pays.

Puisse la Russie se rendre compte que que la fidélité à la mémoire des ancêtres ayant vaincu le fascisme en 1945 consiste à préserver la paix en Europe au lieu de devenir, en ce début du XXI-e siècle, source de menace et de guerre pour ses plus proches voisins.

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